Médailles, FMD, RPS et fiches emploi

Prime de Médaille du Travail

La dénonciation de cet usage a été faite par la direction par lettre recommandée et depuis Mypeopledoc.

Vous pouvez encore déposer votre dossier de médaille du travail jusqu’au 15 octobre 2026. La CFDT reste mobilisée pour défendre le maintien de la prime et vous accompagne dans vos démarches.

  • La date limite de dépôt des demandes est fixée au 15 octobre 2026.
  • Les salariés doivent conserver leur justificatif de dépôt.
  • La CFDT, avec les autres organisations syndicales, conteste la suppression de la prime associée à la médaille du travail et cherche à obtenir un délai supplémentaire.

Fiches de poste et classifications

Sujet très concret, notamment dans le contexte des réorganisations.

Savez-vous où trouver votre fiche emploi ? La CFDT a demandé une communication générale afin que chaque salarié puisse accéder facilement à ces informations et vérifier sa classification. Pas besoin d’attendre la communication de la direction, cliquez ici depuis un PC connecté au réseau Bosch pour retrouver votre fiche emploi.

 

Prévention des risques psychosociaux (RPS)

La ⁠prévention des risques psychosociaux reste une priorité. La CFDT suit le lancement du programme et veillera à ce que les salariés puissent s’exprimer librement particulièrement les modalités de participation et les prochaines étapes.

N’hésitez pas à contacter vos élus CFDT pour discuter de la situation.

Le local CFDT de Saint-Ouen est ouvert tous les jours !

 

Forfait mobilité durable et indemnité transport (FMD)

Il a été mis en place au 1er juillet 2026

Pour bénéficier du forfait, le salarié doit utiliser son vélo pour ses trajets domicile-travail et transmettre une attestation sur l’honneur au plus tard le 30 novembre chaque année en confirmant l’utilisation effective du vélo pour ses trajets domicile-travail, adresse de domicile et la distance parcourue par trajet en km. Possibilité d’obtenir 0.25€ par km parcouru dans la limite de 400 € annuel.

Pour transmettre l’attestation :  sur HR Self Service – ESS / Justificatif ESS, sélectionner la catégorie « Autres données personnelles » pour transmettre l’attestation liée au Forfait Mobilité Durable complétée et signée.

 

CFDT Bosch France La Soif d’Exister

Incident de séance

Saint-Ouen, le 9 juillet 2026

Les élus du CSE-C ont demandé la présence de M. Gahery lors du CSE-C du 09/07/2026 afin d’évoquer la situation de tous les sites. En début de séance, nous avons lu la déclaration suivante :

M. Gahery,

 Nous vous remercions tout d’abord de participer à cette réunion ordinaire du CSE-C, dont votre présence avait été souhaitée par les membres du Bureau.

 Nous profitons de cette occasion pour exprimer notre profonde amertume quant à votre absence durant la procédure de fermeture des sites de Moulins et de Vénissieux. Votre silence à l’égard des salariés et de leurs représentants, ont été particulièrement marquants dans une période où votre présence et votre prise de parole étaient attendues.

 Le 10 décembre 2024, lors de la réunion du CSE-C RBFR consacrée aux orientations stratégiques, les élus vous avaient interrogé sur votre vision et vos projets pour les sites de production français ainsi que pour les activités de R&D.

 Vous aviez alors déclaré :

« La France possède d’importants atouts liés à son expertise industrielle sur des produits à forte valeur ajoutée. En outre, elle reste moins chère que l’Allemagne, d’environ 25 % sur la main-d’œuvre directe. Des pays comme la Tchéquie, la Slovaquie ou la Slovénie rencontrent également des problèmes de charge, que le Groupe s’efforce d’équilibrer. Je reste convaincu de la pertinence de la production en France, même si cette vision n’est pas forcément partagée en Allemagne. Je ferai le maximum pour user de mon pouvoir d’influence afin de faire évoluer certaines discussions qui s’ouvriront en janvier 2025. Ces discussions sont légitimes et indispensables, et j’entends promouvoir l’excellence des sites industriels français ainsi que de leur R&D. L’équipe de RBFR est mobilisée sur ces objectifs, malgré un contexte difficile, comme en témoignent les annonces successives de suppressions d’effectifs en Allemagne. »

 Vous avez pris vos fonctions en juillet 2024. Deux ans plus tard, quel bilan tirez-vous de votre action ?

 Au regard des fermetures de sites, de l’évolution des activités industrielles et de la situation de la R&D en France, considérez-vous que les engagements et les convictions que vous exprimiez alors ont pu être concrétisés ?

 Enfin, reconnaissez-vous que votre stratégie portée par RBFR n’a pas permis de préserver durablement les sites industriels français ni les activités de R&D, malgré les nombreux atouts que vous aviez vous-même mis en avant ?

Après plus de deux heures d’échanges approfondis entre les élus et la Direction, permettant d’aborder les sujets inscrits à l’ordre du jour, un incident de séance s’est produit !

 Déclaration des élus du CSEC – Incident de séance du 9 juillet 2026

Les élus du Comité Social et Économique Central de Bosch France tiennent à dénoncer avec la plus grande fermeté les propos tenus ce jour par le Président de Bosch France, M. Bruno Gahery, lors de cette réunion du CSEC.

Alors que les représentants du personnel exprimaient leurs inquiétudes concernant l’avenir des sites français, les suppressions d’emplois, les fermetures d’usines et les conséquences humaines des restructurations successives, M. Bruno Gahery a déclaré :

« On va arrêter de faire du théâtre. »

Les élus considèrent que ces propos sont inacceptables et profondément méprisants. Ils constituent une remise en cause du rôle des représentants du personnel et du travail qu’ils accomplissent chaque jour pour porter la voix des salariés.

Depuis plusieurs années, les élus du CSEC participent avec sérieux et responsabilité aux consultations relatives aux projets de réorganisation de Bosch France. Ils alertent, proposent des alternatives et défendent l’emploi industriel dans notre pays. Les interventions entendues ce matin ne relevaient en rien d’une quelconque mise en scène. Elles reflétaient la réalité vécue par des salariés confrontés à la fermeture de leurs sites, à leur reclassement, à leur préretraite ou à leur licenciement.

Dans un contexte où la confiance est déjà fortement dégradée par les restructurations successives, de tels propos ne peuvent qu’aggraver les tensions et fragiliser davantage le dialogue social.

Les élus du CSEC rappellent que le respect des instances représentatives du personnel est une condition essentielle à la poursuite d’échanges constructifs. Les salariés de Bosch France, dont nous sommes les représentants, méritent mieux que le mépris et la caricature de leurs préoccupations.

Face à la gravité de ces propos et afin de marquer solennellement leur désaccord, les élus du CSEC ont décidé de quitter la réunion et de ne pas poursuivre cette séance.

Par cette décision, ils entendent dénoncer une attitude incompatible avec les principes élémentaires du dialogue social et exiger le respect dû aux représentants des salariés ainsi qu’à l’ensemble des salariés de Bosch France.

Les élus du Comité Social et Économique Central de Bosch France.

BOSCH : La reconnaissance des années de travail passe à la trappe

Bosch supprime un symbole fort de reconnaissance des salariés

La semaine dernière, en Comité de Groupe, la Direction de Bosch France a annoncé la dénonciation de l’accord relatif aux médailles du travail et aux primes associées.

Dans un délai minimum de six mois, soit courant 2027, ce dispositif historique disparaîtra.

Pendant des décennies, les médailles du travail ont permis de reconnaître l’engagement, la fidélité et les années consacrées à l’entreprise par des milliers de salariés. Au-delà de la prime financière, elles constituaient un symbole de respect envers celles et ceux qui ont contribué à construire les résultats et la réputation de Bosch.

Une décision imposée par l’Allemagne, exécutée en France

Selon les informations communiquées aux représentants du personnel, cette suppression résulte d’une orientation décidée par Bosch Allemagne et appliquée par Bosch France. Une fois encore, lorsqu’il s’agit de réduire les dépenses, les décisions descendent rapidement jusqu’aux salariés.

Bosch commence à faire les fonds de tiroirs

Après les restructurations, les réductions d’effectifs et les plans d’économies successifs, la Direction s’attaque désormais à un dispositif de reconnaissance de l’ancienneté. Les économies réalisées seront probablement marginales à l’échelle du groupe. En revanche, le signal envoyé aux salariés est considérable :

Des décennies de fidélité valent désormais moins qu’une  réduction de coûts. Les valeurs Bosch sacrifiées à la logique financière

On nous parle régulièrement de valeurs, d’engagement, de respect et de culture d’entreprise. Mais les actes parlent plus fort que les discours. Lorsque la reconnaissance des salariés disparaît, lorsque les symboles de fidélité sont supprimés, chacun peut constater quelles sont les véritables priorités :

  • Réduire les dépenses ;
  • Améliorer les indicateurs financiers ;
  • Rechercher davantage de cash-flow.

Les représentants CFDT considèrent que cette décision est inacceptable. Une entreprise qui ne reconnaît plus l’engagement de ses salariés prend le risque de détruire ce qui fait sa force : l’expérience, la loyauté et l’attachement à l’entreprise.

La CFDT restera mobilisée

La CFDT dénonce cette décision et continuera à défendre tous les dispositifs qui reconnaissent concrètement la contribution des salariés. Car derrière chaque médaille du travail, il n’y a pas une dépense. Il y a 20, 30, 35 ou 40 années d’engagement au service de Bosch.

 

la recherche du cash-flow devient pour la direction un objectif central, au détriment de la reconnaissance du travail, donc de l'humain.

Il est encore temps de bénéficier de la prime de médaille du travail … à condition d’agir maintenant et avant le 15 octobre 2026 pour attribution à la promotion du 1er janvier 2027.

Comment faire votre demande ?

  1. Constituez votre dossier avec :
  • Une copie de votre pièce d’identité
  • Une attestation employeur des services ouvrant droit à la médaille
  • (si concerné) attestation de service militaire / relevé de rente pour accident du travail
  1. Déposez votre demande :
  1. Faites la demande interne Bosch pour toucher la prime :

https://gbs.bosch.com/hrhub?id=sc_cat_item&sys_id=464f79324785e6d0c3ec9e9e436d439a

Pourquoi agir maintenant ? La suppression annoncée de cette prime signifie que : Sans démarche rapide → perte définitive de ce droit

Cette médaille et la prime associée reste aujourd’hui la dernière reconnaissance concrète de votre ancienneté

 

Retrouvez nous sur Viva Engage (Lien depuis un compte Bosch)

 

 

 

 

Bosch Moulins et Vénissieux : La nature reprend ses droits

C’est avec une émotion profonde que les représentants du personnel ont été amenés à se prononcer sur le projet de fermeture des sites de Bosch à Moulins et Vénissieux le 2 juin 2026, matérialisé par la validation du Livre 1 du Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

 

Cette étape marque bien plus qu’une formalité administrative. Elle acte la fin d’une histoire industrielle et humaine de plusieurs décennies, durant lesquelles des centaines de salariés, et leurs familles, ont contribué jour après jour à faire vivre ces sites, à bâtir des savoir-faire, à porter l’excellence industrielle.

 

Derrière les chiffres, il y a des parcours professionnels entiers, parfois une vie. Des équipes qui se sont engagées, adaptées, transformées pour répondre aux exigences du groupe et aux évolutions du secteur.

 

Et pourtant.

Alors même que ces sites ont démontré leur performance, leur capacité d’innovation et leur adaptation, la décision de fermeture est venue rompre brutalement cet équilibre. Comme si, du jour au lendemain, tout ce qui avait été construit pouvait être effacé.

Pour les salariés, c’est un choc. Une perte de repères. Le sentiment d’un gâchis immense, largement exprimé sur le terrain, dans les ateliers et les bureaux.

C’est aussi la fin de collectifs de travail soudés, forgés par des années de collaboration, qui aujourd’hui se retrouvent fragilisés, parfois divisés par les incertitudes et les conditions de mise en œuvre du projet.

 

Et ce sentiment partagé : celui de voir disparaître les sites de Moulins et Vénissieux jugés performants, sans que la nécessité économique apparaisse comme une évidence pour celles et ceux qui y travaillent depuis des années.

Dans ce contexte, les élus ont pris leurs responsabilités. Ils ont obtenu des améliorations, parfois après des négociations difficiles. La fermeture de Moulins et Vénissieux ne se résume pas à une décision stratégique. Elle représente un tournant pour des territoires, pour des familles, pour toute une communauté de travail.

 

Aujourd’hui, chacun mesure que ce n’est pas seulement une page qui se tourne.

C’est un chapitre entier de l’histoire industrielle qui s’achève.

Et derrière le silence progressif des machines, une réalité demeure : celle des femmes et des hommes qui devront reconstruire la suite.

 

Les sections syndicales CFDT Bosch France apportent son soutien pour les salariés de Moulins et de Vénissieux ainsi que leurs élus et se tiennent à leur disposition pour recueillir la parole et maintenir un espace de dialogue ouvert à tous.

 

Toutes nos pensées se tournent vers nos collègues du site Bosch Moulins et leur famille.
Extrait du journal télévisé France 3 Auvergne du 25 juin 2026.

 

Parce que l’écoute et l’expression de chacun sont essentielles dans cette période, nous restons pleinement mobilisés à vos côtés.

Planifiez vos congés dès maintenant

Pour une année 🌿 plus sereine et mieux organisée.

Anticiper ses Congés Payés, RTT et jours d’ancienneté, c’est se donner plus de choix… et plus de tranquillité tout au long de l’année ✅

👉 À noter pour 2026 :

  • 📅 Lundi 6 avril : Lundi de Pâques
    ➕ Week-end prolongé de 3 jours 😉
  • 🇫🇷 Vendredi 1er mai : Fête du Travail
  • 🕊️ Vendredi 8 mai : Victoire 1945
  • ⛪ Jeudi 14 mai : Ascension
  • 🌸 Lundi 25 mai : Lundi de Pentecôte

💡 Bien posés, ces jours fériés permettent de maximiser les coupures et de préserver l’équilibre pro / perso.

📌 Notre conseil CFDT :

📆 anticipez dès maintenant vos demandes pour éviter les contraintes de dernière minute.

➡️Prenez soin de vous, votre temps est précieux.

#CFDT #CFDTBoschFrance #CongésPayés #RTT #QualitéDeVieAuTravail #Anticiper #2026 #Bosch

 

Mobilisation historique : salariés et intersyndicale font plier la direction

COMMUNICATION INTERSYNDICALE
CFDT – CFE-CGC – CGT – FO – SUD Industrie

Les organisations syndicales tiennent à remercier l’ensemble des salariés des sites de Moulins et de Vénissieux, dont l’engagement quotidien a permis de construire un rapport de force déterminant. Leur mobilisation, associée à un soutien juridique de grande qualité, a été un élément clé du tournant que nous avons obtenu dans cette négociation.
La DREETS a confirmé la légitimité de la tenue du Comité d’Entreprise Européen, permettant aux représentants des salariés d’exposer la situation au niveau européen. Mais c’est surtout l’injonction du Tribunal judiciaire de Moulins, obtenue grâce à un travail syndical rigoureux appuyé par nos conseils juridiques, qui a marqué un point de bascule : le tribunal a ordonné l’ouverture d’une vraie procédure d’information-consultation, ce qui a immédiatement contraint la direction à suspendre le support BhP et à revenir à la table des discussions. À partir de ce moment, les revendications portées depuis le 27 janvier 2026 ne pouvaient plus être ignorées.
C’est dans ce contexte que la direction a dû améliorer significativement les mesures du Livre 1, lequel devient désormais le socle minimal, même en cas de décision unilatérale.
Ces améliorations sont substantielles. Ainsi :

  • La date des premiers licenciements est repoussée au 1er janvier 2027, soit quatre mois supplémentaires par rapport au calendrier initial.
  • Le congé de reclassement est porté à 20 mois pour tous, au lieu des 15 mois prévus au départ, et atteint 24 mois pour les salariés reconnus travailleurs handicapés ainsi que pour ceux âgés de plus de 55 ans, contre seulement 18 mois dans la version initiale.
  • Le dispositif de préretraite est prolongé jusqu’au 31 août 2027, alors qu’il devait initialement s’arrêter un an plus tôt, permettant ainsi à davantage de salariés d’y accéder dans des conditions sécurisées.
  • Les mesures financières sont également renforcées : les indemnités liées à l’âge bénéficient d’une revalorisation de +25 %, et les règles liées à l’ancienneté sont désormais alignées sur celles obtenues lors du PSE de Mondeville, ce qui constitue un niveau nettement supérieur à la première proposition de la direction.
  • Par ailleurs, la prime exceptionnelle destinée à sécuriser la période de transition est elle aussi améliorée : elle est augmentée de 450 €, portant son montant total à 750 € par mois pendant quatre mois, et elle sera intégrée dans le salaire de référence utilisé pour calculer les indemnités. Cette mesure concerne les salariés des deux sites.

Les avancées portent également sur la procédure elle-même.

  • Les CSE de Moulins, de Vénissieux et le CSE-C ont voté à l’unanimité la mise en place de l’Espace Info Conseil et de l’Espace Info Retraite, deux outils essentiels pour accompagner les salariés dans leurs démarches.
  • Les élus ont également obtenu la possibilité pour les salariés de recourir à une suspension anticipée de leur contrat si cela facilite leur parcours de transition.
  • Enfin, le transfert de BhP est acté pour le 1er juillet 2026, et son intervention durant toute la durée du PSE est désormais encadrée, suite à l’avis motivé avec un suivi rigoureux tous les 15 jours sur les livraisons et la prise en compte des Risques Psychosociaux (RPS)
  • Ces résultats montrent que l’unité syndicale, associée à une stratégie juridique résolue, peut obtenir des avancées très concrètes même dans un contexte de fermeture de site.

Nous continuerons d’agir ensemble pour renforcer encore les mesures du PSE, défendre les salariés dans cette période difficile et exiger des garanties supplémentaires à la hauteur des enjeux humains que représente ce projet.

Arrêt de travail pendant des congés payés

Congés payés et Arrêts de travail : ce qui change depuis le 10 septembre 2025

Une importante évolution du droit du travail est intervenue le 10 septembre 2025, à la suite d’un arrêt de la Cour de cassation (n°23-22.732). La Haute juridiction s’est alignée sur le droit européen et a modifié profondément les règles d’articulation entre arrêts maladie et congés payés.

Ce qui se passait avant

Jusqu’à cette décision, lorsqu’un salarié tombait malade pendant ses congés payés, les jours déjà posés étaient considérés comme consommés.
La Cour de cassation estimait depuis 1996 que la maladie ne suspendait pas les congés payés, lesquels n’étaient donc ni annulés ni restitués.

Ce qui change désormais

Depuis l’arrêt du 10 septembre 2025, la règle est inversée :
➤ L’arrêt de travail prévaut sur les congés payés.
Si un arrêt maladie survient pendant une période de congés payés, alors :

  • Les congés payés sont annulés pour toute la durée couverte par l’arrêt de travail.
  • Les jours annulés sont automatiquement restitués au compteur du salarié.
  • Ces jours devront être repris dans l’année calendaire.

Cette évolution met la France en conformité avec la jurisprudence européenne, qui garantit le droit effectif aux congés payés, y compris en cas de maladie.

Gestion en fin d’année

Comme aujourd’hui, l’équipe GS/HRS2-FR fera un point en fin d’année sur les congés non pris et procédera au report des jours, dans les mêmes conditions que celles déjà en vigueur.

Cas particulier des arrêts de travail délivrés à l’étranger

Si un salarié fournit un arrêt maladie émis hors de France, il doit être reconnu par la Sécurité sociale française. Dans ce cas, HRS annulera également les jours de congés concernés.

À retenir

  • La maladie pendant les congés ne fait plus perdre de jours de congés.
  • Les jours récupérés doivent être pris dans l’année civile.
  • La rétroactivité est limitée et traitée au cas par cas.
  • Les arrêts étrangers sont pris en compte s’ils sont validés par la Sécurité sociale française.

A force de geler les postes, on pourrait rouvrir la patinoire de Saint-Ouen !

Un discours interne triomphant sur l’hydrogène qui devient une véritable provocation alors que Bosch vient d’annoncer la fermeture des sites de Moulins et de Vénissieux et a fermé PS/ETW‑FR, centre d’essais Bancs moteurs pour la recherche et le développement du moteur thermique et du moteur à combustion d’hydrogène. Les salariés du groupe Bosch viennent de recevoir une communication interne déconnectée du réel/

Dans le journal interne ExpresSO, Bosch célèbre en long et en large son succès à Hyvolution 2026, via une mise en scène très flatteuse : prix remportés, innovations, rôle d’acteur majeur de la filière hydrogène, engagement stratégique, visibilité nationale…

Tout y passe :

« renforcer la crédibilité de Bosch dans l’hydrogène »,
« l’écosystème H₂ complet »,
« innovations majeures et récompensées »,
« Bosch acteur central ».

Or, dans le même temps – et c’est là que la provocation est maximale – Bosch :

Résultat : on vend aux salariés Bosch France un succès avec hydrogène alors que l’entreprise Bosch ne veut plus rien financer sur ce sujet en France et enchaîne les PSE chaque année depuis 3 ans !

 

Le cas Vénissieux : un symbole particulièrement violent ou le projet HYMOT était présenté comme la planche de salut.

Dès 2021, la direction a officiellement réorienté Vénissieux vers l’hydrogène pour “sauver les emplois” après le diesel. La note Livre II du projet de fermeture des sites de Moulins et Vénissieux rappelle que :

  • HYMOT devait constituer le socle d’avenir,
  • des investissements avaient été engagés avec l’aide de l’état,
  • un banc d’essai H₂ avait été acheté et mis en service sur le site de Saint-Ouen,
  • le projet FresH2 était présenté comme stratégique.

Puis Bosch décide unilatéralement de tout arrêter

La même note précise :

  • que HYMOT/FresH2 a été abandonné faute de volume et d’investissement,
  • que les promesses ne sont jamais devenues industrielles,
  • que le site est tombé dans la sous‑charge, avant que Bosch ne juge sa fermeture « inévitable ».

En fermant le site de Vénissieux d’ici fin 2026

Conséquence directe de l’abandon de l’hydrogène à Vénissieux :

  • 35 salariés R&D supprimés,
  • fin de la présence historique de Bosch dans la région lyonnaise,
  • destruction d’un savoir‑faire accumulé pendant 40 ans.

Et dans ExpresSO… Bosch célèbre son influence à Hyvolution comme si de rien n’était.

Le cas PS/ETW‑FR : l’autre incohérence majeure

Bosch a fermé en 2024 le centre d’essais PS/ETW‑FR (Saint-Ouen) alors que :

  • Ce centre avait participé aux phases exploratoires H₂,
  • son expertise tests & validation aurait pu servir la montée en puissance hydrogène,
  • les équipes possédaient les compétences pour accompagner Bosch sur les nouvelles technologies.

La fermeture est d’autant plus incompréhensible que :

  • les projets hydrogène nécessitent énormément d’essais système, bancs, endurance, validation,
  • Bosch communique sur sa maîtrise complète du cycle hydrogène…
    … alors qu’il a supprimé son propre centre d’essais français deux ans avant Hyvolution.

Pourquoi la communication est-elle vécue comme une provocation ?

Le contraste brutal entre discours externe et actions internes

D’un côté : Bosch France à Hyvolution = innovation, futur, vision, leadership.
De l’autre : Décisions réelles = fermetures de sites, abandon de projets, suppressions d’emplois.

L’effacement du rôle des équipes françaises

ExpresSO parle de manière expansive :

  • de Bosch Engineering,
  • de Bosch Power Solutions (Allemagne),
  • de Rodez,
  • de Vénissieux pour… sa communication, pas pour la fermeture annoncée.

Mais jamais de :

  • PS/ETW-Saint-Ouen,
  • des compétences perdues,
  • des équipes hydrogène démantelées,
  • des ingénieurs et techniciens sacrifiés.

Le vide stratégique français sur l’hydrogène

Le Livre II confirme que Bosch :

  • n’investit plus dans la R&D hydrogène en France,
  • n’a pas souhaité financer une montée en échelle,
  • a préféré tout rapatrier vers l’Allemagne et en Chine.

Pendant ce temps, ExpresSO laisse croire l’inverse.

Les salariés savent que l’hydrogène ne sauvera plus aucun emploi chez Bosch France

Et pourtant le magazine insiste sur l’engagement H₂ comme si c’était un sujet d’avenir ici.

C’est exactement cela qui crée un sentiment de provocation :
Bosch communique sur un futur dont les salariés français savent qu’ils seront exclus.

Le cas spécifique HYMOT : le mensonge d’une promesse non tenue

Bosch a dit :

« Le projet HYMOT nous permettra de maintenir durablement l’activité à Vénissieux. »

Ce que dit Bosch maintenant :

« Après deux années de recherche d’activités alternatives (…) le maintien du site ne peut plus être envisagé. » .
C’est exactement le même schéma qu’à Saint-Ouen, qu’à Mondeville, qu’à Rodez.

Conclusion : un récit corporate incompatible avec la réalité française

La communication d’ExpresSO sur Hyvolution est :

  • déconnectée de la réalité,
  • centrée sur l’image du groupe,
  • totalement coupée de l’impact social.

Elle produit un effet de dissonance cognitive majeur :

Bosch glorifie les innovations hydrogène après avoir détruit les capacités hydrogène en France. Bosch souligne son engagement technologique en pleine fermeture de deux sites stratégiques ! Bosch parle d’avenir alors qu’il supprime les équipes capables de le construire ici.

 

 

Fermer deux sites industriels en même temps, des patrons en ont rêvé, Bosch l’a fait !

Après des décennies d’innovations technologiques, de prouesses en R&D et d’ingénierie de haut niveau, Bosch France dévoile enfin sa toute nouvelle création…  avec une nouvelle annonce de la fermeture simultanée de deux sites : Moulins et Vénissieux – Une première dans l’histoire de l’entreprise !

La fermeture de l’usine Bosch de Moulins-Yzeure a fait l’objet d’une question à l’Assemblée nationale et publiée au journal officiel le 29 janvier 2026.

À l’Assemblée nationale, le député Yannick Monnet a interpellé le Gouvernement sur la fermeture brutale de l’usine Bosch de Moulins-Yzeure et ses conséquences pour les 265 salariés concernés. Le ministre chargé de l’Industrie a reconnu la violence de cette décision et s’est engagé à demander à Bosch un accompagnement renforcé des salariés et du territoire. Il a également indiqué vouloir obtenir de l’entreprise un engagement fort en faveur de la recherche d’un repreneur industriel pour le site. Cette intervention marque une reconnaissance nationale des enjeux sociaux et industriels liés à cette fermeture.

Le 3 février 2026, une réunion extraordinaire du Comité Social et Économique Central (CSEC) de Robert Bosch France a marqué le début des négociations du PSE de fermeture.
Cette réunion, convoquée dans le cadre de la procédure légale d’information‑consultation, marque une étape majeure : la direction présentera officiellement son projet de fermeture du site de Moulins et de Vénissieux touchant au total 300 salariés !

De nombreux invités seront présents : direction, juristes, responsables RH des deux sites, ainsi que l’inspection du travail, la médecine du travail et la CARSAT.

« Pour beaucoup d’entre nous, l’annonce de la fermeture de Moulins et Vénissieux a résonné comme l’atmosphère d’une chanson de Thiéfaine : l’impression d’être enfermé dans un ascenseur qui descend sans qu’on puisse appuyer sur le moindre bouton. Une chute imposée, un trajet forcé. L’absurdité d’une situation qu’on n’a pas choisie, mais qu’on doit traverser. »

Vos élus CFDT vous proposent de participer à une étude confidentielle sur le stress en milieu professionnel : Cliquer sur le bouton pour participer. Cette étude est réservée aux salariés Bosch France.

Licenciements et accélération des cadences : une situation alarmante.

Depuis plusieurs mois, les salariés font face à une multiplication des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), accompagnée d’un durcissement des conditions de licenciement. Parallèlement, la cadence de travail ne cesse de s’accélérer pour les salariés restant en poste.

Cette situation crée un climat d’incertitude permanent, une pression accrue sur les équipes et une dégradation notable des conditions de travail. Les réorganisations successives et la réduction des effectifs entraînent une surcharge de travail qui met en danger la santé physique et mentale des salariés (RPS).

La Cfdt tient à exprimer sa vive inquiétude face à ces pratiques. Les conditions de licenciement actuelles manquent de clarté et de garanties suffisantes pour les salariés concernés, tandis que l’intensification du travail devient insoutenable pour ceux qui restent.

Nous rappelons que la performance économique ne peut se faire au détriment de la dignité, de la santé et des droits des salariés. Il est indispensable que la direction assume pleinement ses responsabilités sociales.

En conséquence, nous demandons :

  • des mesures concrètes pour limiter la charge de travail et préserver la santé des salariés,
  • le respect des engagements sociaux pris dans le cadre des différents PSE. La Cfdt refuse des PSE au rabais.

La CFDT restera pleinement mobilisée pour défendre les intérêts des salariés et appelle l’ensemble des travailleurs à rester vigilants et solidaires.

Information du 20 janvier 2026 :

​Depuis son siège social de Saint-Ouen, le groupe Bosch annonce une décision lourde de conséquences pour l’industrie automobile française :

La fermeture programmée de deux sites, à Moulins et à Vénissieux. En cause, une baisse durable du marché européen, des surcapacités industrielles et l’effondrement des commandes dans plusieurs activités clés. L’usine de Moulins, spécialisée dans la production de systèmes ESP, devrait cesser sa production d’ici juin 2026, avant une fermeture complète fin 2026. À Vénissieux, les activités d’ingénierie et de développement sont également menacées, avec un arrêt envisagé dès l’été prochain. Bosch justifie ces choix par les profondes transformations du secteur automobile et annonce l’ouverture de négociations sociales pour accompagner les salariés concernés. Une restructuration emblématique des difficultés que traverse aujourd’hui toute la filière industrielle européenne.​

Contact presse : Choukri Errachidi, Coordonateur Cfdt Bosch France : 06 59 20 66 65.

https://cfdtboschfrance.fr/

Vos élus CFDT vous proposent de participer à une étude confidentielle sur le stress en milieu professionnel : Cliquer sur le bouton pour participer. Cette étude est réservée aux salariés Bosch France.