BOSCH : La reconnaissance des années de travail passe à la trappe

Bosch supprime un symbole fort de reconnaissance des salariés

La semaine dernière, en Comité de Groupe, la Direction de Bosch France a annoncé la dénonciation de l’accord relatif aux médailles du travail et aux primes associées.

Dans un délai minimum de six mois, soit courant 2027, ce dispositif historique disparaîtra.

Pendant des décennies, les médailles du travail ont permis de reconnaître l’engagement, la fidélité et les années consacrées à l’entreprise par des milliers de salariés. Au-delà de la prime financière, elles constituaient un symbole de respect envers celles et ceux qui ont contribué à construire les résultats et la réputation de Bosch.

Une décision imposée par l’Allemagne, exécutée en France

Selon les informations communiquées aux représentants du personnel, cette suppression résulte d’une orientation décidée par Bosch Allemagne et appliquée par Bosch France. Une fois encore, lorsqu’il s’agit de réduire les dépenses, les décisions descendent rapidement jusqu’aux salariés.

Bosch commence à faire les fonds de tiroirs

Après les restructurations, les réductions d’effectifs et les plans d’économies successifs, la Direction s’attaque désormais à un dispositif de reconnaissance de l’ancienneté. Les économies réalisées seront probablement marginales à l’échelle du groupe. En revanche, le signal envoyé aux salariés est considérable :

des décennies de fidélité valent désormais moins qu’une  réduction de coûts. Les valeurs Bosch sacrifiées à la logique financière

On nous parle régulièrement de valeurs, d’engagement, de respect et de culture d’entreprise. Mais les actes parlent plus fort que les discours. Lorsque la reconnaissance des salariés disparaît, lorsque les symboles de fidélité sont supprimés, chacun peut constater quelles sont les véritables priorités :

  • réduire les dépenses ;
  • améliorer les indicateurs financiers ;
  • rechercher davantage de cash-flow.

Les représentants CFDT considèrent que cette décision est inacceptable. Une entreprise qui ne reconnaît plus l’engagement de ses salariés prend le risque de détruire ce qui fait sa force : l’expérience, la loyauté et l’attachement à l’entreprise.

La CFDT restera mobilisée

La CFDT dénonce cette décision et continuera à défendre tous les dispositifs qui reconnaissent concrètement la contribution des salariés. Car derrière chaque médaille du travail, il n’y a pas une dépense. Il y a 20, 30, 35 ou 40 années d’engagement au service de Bosch.

 

 

la recherche du cash-flow devient pour la direction un objectif central, au détriment de la reconnaissance du travail, donc de l'humain.

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