Archives de catégorie : FGMM

La CFDT tire la sonnette d’alarme

COMMUNIQUÉ

AU CŒUR DES SECTIONS SYNDICALES

Le 11 juillet 2023

Bosch : la CFDT tire la sonnette d’alarme auprès du PDG et du ministre de l’Industrie.

Le 21 juin dernier, la CFDT a appris l’arrêt définitif pour plusieurs années du projet hydrogène Fresh2.
Cet arrêt est lié au fait que le client principal de ce projet, le frigoriste américain Carrier implanté en France, n’a pas souhaité investir plus et s’engager dans l’aventure des accords entre la Direction de Bosch et les syndicats (signés le 9 décembre 2021) qui prévoyaient une augmentation de la production d’hydrogène sur le site Bosch de Rodez pour les piles à combustibles.
Cette production devait aider à maintenir l’emploi local (jusqu’à 550 salariés à Rodez en 2025) . Par ricochet, l’arrêt de ce projet met sous perfusion l’activité du bureau d’études de Vénissieux employant 40 salariés, dont la moitié ont travaillé sur Fresh2. Ordre a été donné en interne de bloquer les activités et investissements sur ce projet.
La CFDT souligne l’urgence et l’obligation de trouver des solutions de remplacement à la fois pour le site de Rodez qui fait travailler aujourd’hui 800 salariés et pour le site de R&D de Vénissieux. Elle craint la fermeture de ces deux sites, épreuve qui impacterait gravement la ville de Rodez ainsi que les régions Rhône-Alpes et Auvergne. Elle a contacté les Pouvoirs Publics et la Direction de Bosch en Allemagne, la semaine dernière. Elle rencontre le PDG de Bosch France cet après- midi.

Contacts :

  • Christophe Arjona, coordonnateur CFDT, 06 21 90 59 58
  • Choukri Errachidi, DS de Vénissieux et secrétaire du CSE-C, 06 46 14 35 59

Automobile : La transformation sinon rien

Le 11 avril 2022
Contacts en fin de document.

Automobile : la CFDT appelle la filière à se transformer pour une plus grande résilience

Les délégués syndicaux de la CFDT métallurgie des constructeurs et équipementiers de  l’automobile ont participé à deux jours de travaux sur la filière automobile le 5 et 6 avril  2022.
Les échanges entre les représentants syndicaux des constructeurs et ceux des sous- traitants de l’automobile mettent bien en évidence les dommages concrets occasionnés  par l’absence de solidarité intra-filière dans un temps où les fondements du secteur automobile sont réinterrogés par les évolutions technologiques. Il en ressort la nécessité d’organiser des États généraux de la filière automobile pour donner de la visibilité aux différents acteurs et permettre d’agir dans les territoires (bassins d’emploi) pour le maintien de l’emploi, et pour oeuvrer à l’émergence de nouvelles activités en accompagnant les nécessaires transformations.
Autre sujet d’inquiétude de la CFDT, la résilience de la filière automobile. La guerre en Ukraine met une nouvelle fois en évidence l’absence de résilience de la filière automobile européenne alors que les États-Unis et la Chine semblent mieux résister sans doute du fait de leur taux d’intégration supérieur à celui du Vieux continent. Les délégués syndicaux CFDT rejettent l’idée qu’une accélération de la diversification des chaînes d’approvisionnement sur tous les continents réponde au besoin de résilience généré par les crises de la filière automobile, que les crises soient liées au Covid, aux semi-conducteurs ou aux conflits ou perturbations géopolitiques.
La CFDT appelle la filière à se réorganiser pour augmenter son taux d’intégration  européen. Elle estime que la logique qui voudrait qu’on produise des voitures en Chine  pour les Chinois, en Inde pour les Indiens, en Europe pour les Européens, en Amérique pour les Américains, en Afrique pour les Africains… doit prévaloir pour des raisons de stabilisation de l’emploi sur les différentes plaques industrielles, de réduction de l’empreinte écologique globale, de gestion rationnelle et circulaire des ressources.
Les représentants CFDT sont convaincus que la valorisation des émissions carbone doit devenir un critère de choix effectif dans les processus de décisions d’achats et d’investissement dans les entreprises de la filière.
La CFDT en appelle donc à la responsabilité sociale des entreprises de Rang 1, que ce soit chez les constructeurs ou les équipementiers, pour qu’ils changent leurs logiques d’achats de biens et services, les recentrent sur des plaques industrielles cohérentes conciliant les enjeux de marché, économie, emploi et écologie.

Jean-Marie ROBERT, Secrétaire national FGMM
ANGERVILLE Stephane, Renault Trucks
ARJONA Christophe, Bosch
AUBRY Michel, Tenneco PWT
COIGNARD Thierry, Gestamp Sofedit
DOS PALADARES Manuel, Evobus
KRIEGER Yoann, Borgwarner
MERCIER Thomas, Toyota
NANDA Jean-François, Renault
PHILIPPE Stephane, Faurecia
RAULT Maxence, Sogefi Filtration
ROUSSEAU Dominique, NTN Transmissions
ROYER Laurent, ITW de France
ROZE Fabrice, Renault Electricity
VIRASSAMY Christine, Stellantis
WATTEBLED Philippe, Valeo

cfdt-fgmm.fr

Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie – 49 Avenue Simon Bolivar 75950 PARIS Cedex 19.
01 56 41 50 70 – communication@fgmm.cfdt.fr

Webinaire 2 et 3 : Les essentiels de la nouvelle convention collective nationale

Bonjour à toutes et tous,

Afin d’informer le plus grand nombre d’entre vous sur la nouvelle Convention Collective nationale de la métallurgie, nous avons organisé le 1er mars dernier un premier Webinaire sur le sujet, ouvert à tous les militants et adhérents des syndicats et des inters et plus largement à l’ensemble des salariés. Vous trouverez ci-joint, le diaporama de présentation que vous pouvez diffuser aux adhérents et militants qui en feraient la demande suite à leur participation

Fort de son succès avec plus de 270 connexions et de nombreux retours positifs, nous proposons deux nouvelles dates au même format, accessibles à toutes et tous, sur inscription, en suivant les liens ci-après :

Nous vous invitons à diffuser ces invitations le plus largement possible auprès des militants et adhérents.

Rappel : vous trouverez sur le site de la FGMM-CFDT (https://cfdt-fgmm.fr) regroupées sous l’item « Nouvelle Convention collective de la métallurgie » toutes les publications sur le sujet.

Nous vous y attendons nombreux

Bien amicalement

Stéphane Destugues
Secrétaire général

Salaires minima ingénieurs et cadres de la métallurgie

Le 18 mars 2022

Contacts :
Stéphane Maciag, Secrétaire national FGMM, 07 81 43 95 66
Stéphane Destugues, Secrétaire général FGMM, 06 74 77 80 14

Salaires minima ingénieurs & cadres de la métallurgie 2022 : la FGMM-CFDT signe une revalorisation de 3,1 %

Après quatre réunions de négociation sur les salaires minima de branche pour les ingénieurs et cadres de la métallurgie, entre une période marquée par la crise Covid qui semble arriver à son terme et une période d’incertitude liée au conflit en Ukraine, les partenaires sociaux de la branche se sont entendus sur une revalorisation des salaires mini des I&C de 3,1 %.

Ces négociations se sont déroulées dans un contexte d’augmentation sensible de l’inflation, en rupture avec les années précédentes.

La CFDT a revendiqué la prise en compte de ce contexte d’inflation, et une clause de revoyure, compte tenu de l’incertitude de son évolution réelle en 2022.

Le niveau de revalorisation de 3,1 % constitue une forte évolution par rapport aux niveaux des années précédentes, et intègre de facto la prise en compte du changement du contexte de l’inflation.
Il correspond à un niveau parmi les plus élevés de ce qui est constaté dans les négociations de branche pour les ingénieurs et cadres, et est en phase avec les accords négociés dans les entreprises de la métallurgie.

Pour la FGMM, c’est un accord important pour de nombreux ingénieurs et cadres de la métallurgie pour qui l’augmentation des salaires minima constitue la seule augmentation de salaire.

Pour la FGMM, c’est un accord important, car il constitue un point de référence utile aux négociations d’entreprise en cours.
Même si l’accord ne prévoit pas de clause de revoyure, il inclut, en réponse à nos revendications :
• L’ouverture des négociations des minima ingénieur et cadre 2023 dès novembre 2022 (article 4).
• Un avancement au premier trimestre 2023 de la négociation d’ajustement des grilles de la Convention nationale du 7 février 2021. Ces échanges permettront de traiter des écarts entre les hypothèses prises en compte lors de la négociation de la Convention collective nationale et la réalité de l’évolution de l’inflation et du Smic, et d’engager les négociations d’ajustement de la grille conventionnelle, devant entrer en vigueur au 1er janvier 2024 (article 5).

Future convention collective unique de la métallurgie

De nouveaux droits dans la future
CONVENTION COLLECTIVE UNIQUE DE LA METALLURGIE

La négociation négociation d’une convention collective nationale unique commencée il y a plus de 5 ans s’est conclue en décembre 2021. Fin janvier 2022, la CFDT prendra position sur la signature de ce texte applicable en 2024.

LES CLASSIFICATIONS

 

FAUX
La rémunération actuelle est garantie au passage dans le nouveau système.

FAUX
L’employeur ne pourra pas, tout comme aujourd’hui, modifier le coefficient du salarié sans son accord, pas plus que les éléments de son salaire.

VRAI
Comme c’est déjà le cas depuis l’accord de classification de 1975, c’est bien l’emploi réel qui est coté, il définit la classification du poste. Le coefficient n’est pas afférent à la personne qui tient l’emploi.

VRAI / FAUX
Les seuils d’accueil en vigueur aujourd’hui n’existeront plus. Pour autant, le diplôme et l’expérience professionnelle sont bien pris en compte dans le critère connaissance du système de cotation.

FAUX
Les principes de l’accord de 2002 sur le travail de nuit perdurent. Si le travail de nuit n’est pas prévu dans votre contrat initial, l’employeur doit obtenir votre accord écrit. S’il y figure, vous êtes en droit de le refuser si vous pouvez justifier d’une incompatibilité avec des obligations familiales impérieuses. Ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

FAUX
Le maintien des quotas annuels actuels d’heures supplémentaires, soit 220 et 175 heures, est maintenu si votre décompte du temps de travail est annuel. Il n’y a pas non plus de remise en cause de la majoration des heures effectuées. À ces heures supplémentaires peut s’ajouter un quota de 80 heures activables tous les deux ans, alors les heures effectuées sont majorées de 25 points.

LES RELATIONS DU TRAVAIL

FAUX
La nouvelle convention collective harmonise les congés d’ancienneté Cadre et Non-Cadre. En fonction de leur âge et de leur ancienneté, les salariés pourront toujours obtenir jusqu’à 4 jours de congés supplémentaires. Le premier jour est acquis dès 2 ans d’ancienneté au lieu de 10 ans actuellement. Sur une carrière complète, le nombre de jours obtenus sera supérieur pour les salariés qui auront eu des mobilités. Les congés déjà acquis resteront attachés aux salariés déjà couverts par la convention collective.

VRAI / FAUX
Cette disposition est prévue aujourd’hui dans la convention collective des ingénieurs et cadres, rien n’est écrit pour les non-cadres, l’employeur peut l’imposer sur le contrat de travail. Avec la nouvelle convention collective, la mobilité sera encadrée pour tous les salariés avec l’impossibilité de l’imposer aux six premiers coefficients de la grille de classification.

VRAI / FAUX
Un salarié en arrêt maladie ne peut être licencié que dans le cas où son absence entraîne une perturbation grave du fonctionnement de l’entreprise, nécessitant un remplacement définitif dans un délai raisonnable. Dans ce cas l’indemnité de licenciement conventionnelle sera majorée de 50%.

LA PROTECTION SOCIALE

VRAI
Il existe une obligation de l’employeur de maintenir le salaire à 100% pendant une période variant en fonction de l’ancienneté. Cette période sera doublée pour les non-cadres. Au-delà, tous les salariés bénéficieront d’une couverture des risques incapacité(maladie), invalidité ou décès.

FAUX
La CFDT en avait fait une ligne rouge. Dès le premier jour d’arrêt de travail, les salariés continueront à être indemnisés à 100%.

VRAI
Une grille de salaire minimum annuel nationale et unique a été définie, elle fera l’objet d’une négociation annuelle nationale. La grille des salaires minima arrêtée permet une revalorisation de salaire pour les trois quarts des salariés concernés par les minima hiérarchiques.

FAUX
Pour la CFDT, le maintien de la prime d’ancienneté était une condition impérative de la poursuite de la négociation. Son maintien est acté, la valeur du point servant au calcul de la prime continuera à être négociée au niveau territorial.

FAUX
L’ensemble des avantages territoriaux qui n’ont pas été traités au niveau national restent de l’ordre de la négociation territoriale. Des négociations doivent s’ouvrir dans les territoires dès janvier 2022.

FAUX
Cette prime d’équipe de niveaux divers et non présente dans toutes les conventions collectives territoriales sera harmonisée sur l’ensemble du territoire. 30 minutes de temps de pause seront payées pour tous les salariés travaillant en équipe. C’est une amélioration pour plus de 40 % des salarié si mpactés.

Communiqué de presse du 06/07/2021

Bosch : la CFDT et d’autres syndicats européens demandent de meilleures consultations et un dialogue social réel pour contrer la désindustrialisation

COMMUNIQUÉ AU CŒUR DES SECTIONS SYNDICALESFédération Générale des Mines et de la Métallurgie -49 Avenue Simon Bolivar 75950 PARIS Cedex 1901 56 41 50 70 – communication@fgmm.cfdt.frcfdt-fgmm.frLe 6 juillet 2021 Contact : Christophe Arjona, Coordonnateur national CFDT Group Robert Bosch France+33 6 21 90 59 58Bosch : la CFDT et d’autres syndicats européens demandent de meilleures consultations et un dialogue social réel pour contrer la désindustrialisation La CFDT estime que les signaux envoyés par la Direction de Bosch sont extrêmement préoccupants.