Une situation économique dégradée… dont les salariés ne sont pas responsables
Le marché reste instable et la transition vers l’électrique progresse moins vite que prévu. Pourtant, au lieu de sécuriser l’emploi et de soutenir les équipes, la direction choisit une nouvelle fois la voie la plus simple : faire porter l’essentiel des efforts sur les salariés.
Les chiffres présentés montrent : une forte baisse des ventes en Europe, un EBIT en chute principalement en raison de choix stratégiques discutables, une dépendance accrue à des projets clients encore non sécurisés.
Des suppressions d’emplois massives annoncées
Tous les sites EM et PS sont concernés, parfois dans des proportions alarmantes : Jusqu’à –40 % d’effectifs annoncés sur certains sites ! Certains sont directement menacés d’arrêt d’activité ; Des baisses d’effectifs drastiques d’ici 2030 sur de nombreux périmètres.
La direction parle d’ajustements » – ne nous y trompons pas : C’est bien une réorganisation majeure qui vise à réduire l’emploi industriel en Allemagne et en Europe.
Un silence préoccupant sur les conséquences humaines
Alors que les indicateurs sociaux se dégradent déjà (hausse des sollicitations médicales, climat social fragilisé), la direction RBFR comme la Division restent étonnamment silencieuses sur les risques psychosociaux, l’impact sur la charge de travail, la pérennité des équipes déjà sous tension.
Ce manque de transparence n’est pas acceptable.
Un plan fondé presque uniquement sur la réduction des coûts
La direction insiste sur une réduction massive des coûts du personnel, la restructuration de sites, la compression des budgets, la productivité toujours plus élevée, l’externalisation et flexibilisation accrue.
Mais les questions essentielles restent sans réponse : Quelles garanties pour l’emploi ? Quels engagements sur les investissements industriels en Europe ? Quelle stratégie industrielle viable à long terme ?
Notre position syndicale CFDT :
Nous dénonçons une stratégie de court terme mettant en danger des milliers d’emplois, un transfert de responsabilité sur les salariés alors que les choix stratégiques viennent de la direction, une absence de vision claire pour l’avenir, un dialogue social réduit au strict minimum.
Nous exigeons :
La transparence totale sur les hypothèses utilisées dans la planification ; L’exploration de solutions alternatives : formations, mobilités internes, investissements, diversification ; Des garanties écrites sur la pérennité des sites et des métiers.
➔ Une véritable prise en compte de la santé et de la charge de travail.
Un moratoire sur les annonces de suppressions jusqu’à ce que l’ensemble des mesures soit discuté.