Depuis plusieurs mois, les salariés font face à une multiplication des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), accompagnée d’un durcissement des conditions de licenciement. Parallèlement, la cadence de travail ne cesse de s’accélérer pour les salariés restant en poste.
Cette situation crée un climat d’incertitude permanent, une pression accrue sur les équipes et une dégradation notable des conditions de travail. Les réorganisations successives et la réduction des effectifs entraînent une surcharge de travail qui met en danger la santé physique et mentale des salariés (RPS).
La Cfdt tient à exprimer sa vive inquiétude face à ces pratiques. Les conditions de licenciement actuelles manquent de clarté et de garanties suffisantes pour les salariés concernés, tandis que l’intensification du travail devient insoutenable pour ceux qui restent.
Nous rappelons que la performance économique ne peut se faire au détriment de la dignité, de la santé et des droits des salariés. Il est indispensable que la direction assume pleinement ses responsabilités sociales.
En conséquence, nous demandons :
- des mesures concrètes pour limiter la charge de travail et préserver la santé des salariés,
- le respect des engagements sociaux pris dans le cadre des différents PSE. La Cfdt refuse des PSE au rabais.
La CFDT restera pleinement mobilisée pour défendre les intérêts des salariés et appelle l’ensemble des travailleurs à rester vigilants et solidaires.
Information du 20 janvier 2026 :
Depuis son siège social de Saint-Ouen, le groupe Bosch annonce une décision lourde de conséquences pour l’industrie automobile française :
La fermeture programmée de deux sites, à Moulins et à Vénissieux. En cause, une baisse durable du marché européen, des surcapacités industrielles et l’effondrement des commandes dans plusieurs activités clés. L’usine de Moulins, spécialisée dans la production de systèmes ESP, devrait cesser sa production d’ici juin 2026, avant une fermeture complète fin 2026. À Vénissieux, les activités d’ingénierie et de développement sont également menacées, avec un arrêt envisagé dès l’été prochain. Bosch justifie ces choix par les profondes transformations du secteur automobile et annonce l’ouverture de négociations sociales pour accompagner les salariés concernés. Une restructuration emblématique des difficultés que traverse aujourd’hui toute la filière industrielle européenne.